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Patrimoine juif

Maroc juif

Deux mille ans de vie communautaire. Environ 260 000 personnes à l'apogée, autour de 2 000 aujourd'hui. Ce qu'il en reste, où le trouver et ce qu'on peut vraiment voir.

Voici la version courte. La page complète, avec chaque ville, le tableau des tsadikim et les sources (vérifiées le 27 août 2026), est en hébreu.Lire en hébreu

Deux mille ans, six étapes

  • IIIe siècle, Volubilis : la plus ancienne trace matérielle d'une communauté juive au Maroc. La tradition la fait remonter à la destruction du Temple, mais aucun document ne l'atteste.
  • Vers 1438, Fès : le premier mellah, à Fès el-Jdid. La date est traditionnelle, et les chercheurs sont partagés entre un déplacement unique et un processus progressif.
  • 1764, Essaouira : le sultan construit un port et recrute exprès des familles de marchands juifs. Un seul récit, daté de 1867, estime que les Juifs formaient environ la moitié des 12 000 habitants.
  • 1940 à 1943, lois de Vichy : l'Allemagne n'a jamais occupé le Maroc et aucun Juif marocain n'a été déporté. Mais deux dahirs antijuifs portent le sceau du sultan et restent en vigueur jusqu'en mars 1943, écartant les Juifs des professions et des écoles. Un télégramme français de mai 1941 rapporte les mots de Mohammed V aux représentants de la communauté : il n'approuve pas ces lois et les Juifs sont sous sa protection.
  • 1948 à 1964, l'exode : environ 240 000 à 265 000 Juifs à l'apogée, vers 1947. Le recensement de 1960 en compte 160 032, et en 1967 il en reste environ 53 000.
  • 2020 : Bayt Dakira ouvre à Essaouira comme lieu de mémoire. En novembre, le Maroc devient le premier pays du monde arabe à enseigner l'histoire juive dans ses écoles.

Retrouver vos racines (en hébreu)

Ville par ville

  • Fès : le premier mellah du Maroc, et la synagogue Ibn Danan, où l'on a découvert en 1997 un mikvé dont personne ne connaissait l'existence.
  • Marrakech : un mellah fondé en 1557, la synagogue Slat al-Azama, toujours en activité, et des milliers de tombes à Miara.
  • Essaouira : construite en 1764 avec ses marchands juifs. Bayt Dakira, ouvert en 2020, est le principal lieu de mémoire juif du Maroc.
  • Tétouan : la ville judéo-espagnole, avec la première école de l'Alliance au monde (1862).
  • Casablanca : la plus grande communauté vivante du Maroc, et le seul musée juif du monde arabe.
  • Ouezzane : le lieu de pèlerinage juif le plus actif du Maroc.
  • Oujda : environ 44 Juifs ont été assassinés à Oujda et à Jerada les 7 et 8 juin 1948.
  • Meknès : un mellah datant de 1682, et la hilloula collective des tsadikim à Lag BaOmer.

Voir les dix villes (en hébreu)

Tombes de tsadikim et hilloulot

La Fondation du patrimoine juif marocain compte environ 630 sites de tsadikim. Il n'existe aucun recensement indépendant : nous ne listons que les sites vérifiés un par un. Le calendrier compte 11 hilloulot aux dates vérifiées.

Avant de réserver votre vol : certains tsadikim qu'on cherche au Maroc sont enterrés en Israël, comme Baba Sali à Netivot. Rabbi Yaakov Abouhatzeira, lui, est enterré à Damanhour, en Égypte.

Ouvrir le calendrier des hilloulot (en hébreu)

La précision avant le sensationnel

  • Une tradition est présentée comme une tradition.
  • Pas de source, pas de date.
  • Pas d'images générées pour les synagogues, les cimetières et les tombeaux de tsadikim : de vraies photos uniquement, avec le nom du photographe.
  • Une erreur ? Dites-le-nous.

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